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Contexte
Depuis 1984, la société Allergan a commercialisé divers modèles de prothèses mammaires texturées.
En 2009, les premiers cas de lymphome anaplasique à grandes cellules (LAGC) ont été identifiés chez des femmes portant ce type d’implants mammaires. Le nombre de cas de LAGC a ensuite fortement augmenté à partir de 2011.
Le marquage CE de ces implants – un prérequis obligatoire pour leur commercialisation – a expiré le 16 décembre 2018.
Le 2 avril 2019, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé (ANSM) a interdit la commercialisation, la distribution, la publicité et l’utilisation des implants macrotexturés et des implants dont la texture équivalente à l’enveloppe des implants commercialisés par la société Allergan. Cette décision est entrée en vigueur le 5 avril 2019.
Considération de l’ANSM
Il résulte de l’ensemble des données scientifiques acquises, que les implants mammaires à enveloppe macrotexturée ainsi que les implants mammaires en polyuréthane présentent un risque de survenue de LAGC-AIM ; que par leur implantation, ces implants mammaires sont susceptibles de constituer un danger rare mais grave ;
et
qu’au vu du danger rare mais grave que leur implantation est susceptible de présenter, il convient également de les retirer du marché ;
Implants concernés par le retrait
Cette décision de retrait concerne notamment les implants de la marque Allergan suivants :
- Natrelle 110
- Natrelle 110 Soft Touch
- Natrelle 120
- Natrelle 120 Soft Touch
- Natrelle 410 FL, FM, FF, FX, ML, MM, MF, LL, LM, LF, LX
- Natrelle 410 Soft Touch FL, FM, FF, FX, ML, MM, MF, LL, LM, LF, LX
- Natrelle 510 Dual Gel LX, MX, FX
- Natrelle INSPIRA TRX, TRF, TRM, TRL, TRLP
- Natrelle INSPIRA TSX, TSF, TSM, TSL, TSLP
Action du cabinet Le Tutour Avocats
Le cabinet Le Tutour Avocats représente plusieurs femmes, françaises et étrangères, portant des implants mammaires texturés Allergan faisant l’objet de la décision de retrait de l’ANSM.
Procédure juridique en cours
Une procédure de pré-découverte est en cours devant le Tribunal de Justice de Paris. Elle vise à obtenir la communication des documents de l’organisme notifié qui a certifié les implants mammaires ainsi que ceux de la filiale française d’Allergan.
Cette procédure en référé sera plaidée en mai 2023.
